Prières pour la béatification du général de Sonis

Les prières réunies sur cette page éclairent deux aspects complémentaires de la mémoire du général Louis-Gaston de Sonis.

La première, adressée au Sacré-Cœur de Jésus, fut récitée dans les neuvaines demandant sa béatification. Elle rappelle les grands traits retenus par ceux qui portèrent sa mémoire après sa mort : son attachement au Sacré-Cœur, sa fidélité à l’Église, sa charité envers les pauvres, son amour de la famille, ainsi que le souvenir de Loigny et de la bataille du 2 décembre 1870.

La seconde, plus intérieure, est une prière attribuée au général de Sonis lui-même. D’inspiration carmélitaine, elle exprime l’abandon, l’humilité et l’acceptation de l’épreuve à la fin de sa vie, au moment où la souffrance occupe une place centrale.

Aujourd’hui peu accessibles, car dispersés dans des sources diverses, ces textes sont rassemblés ici comme des témoignages à la fois historiques et spirituels, liés à la cause de béatification du général de Sonis.


Sources

La Prière au Sacré-Cœur de Jésus est extraite du fascicule Relation des faveurs attribuées à l’intercession du général de Sonis – Fascicule 1 (1893-1935). Elle était récitée dans les neuvaines demandant sa béatification.

La Prière du général de Sonis, d’inspiration carmélitaine, est attribuée au général lui-même et présentée comme ayant été écrite à la fin de sa vie, au moment où il souffrait le plus. Elle est diffusée par l’association Les Amis de Sonis-Loigny.


PRIÈRE AU SACRÉ-CŒUR DE JÉSUS

Cette prière est ordinairement récitée dans les Neuvaines pour demander la Béatification du Général de Sonis.

Sacré-Cœur de Jésus, vous que le général de Sonis a fidèlement servi sur cette terre, en donnant l’exemple de votre culte ;

Vous dont la statue était chez lui à la place d’honneur et dont le scapulaire décorait la poitrine ;

Vous qu’il fit aimer à ses enfants, à ses proches et à ses amis ;

Vous qu’il écoutait dans ses fréquentes communions et ses longues visites au Saint-Sacrement ;

Vous, la cause de sa tendre dévotion à Marie et à Joseph ;

Vous, son modèle dans l’amour de la pauvreté, son guide dans le soulagement des indigents et des malheureux ;

Vous, la source de son filial attachement, de sa respectueuse soumission au Pape et à l’Église ;

Vous, l’inspirateur de son zèle pour le salut des âmes et pour les nobles causes ;

Vous dont il se disait et fut le dévoué soldat dans le monde et dans l’armée ;

Vous dont la sainte Image flottait sur son étendard dans la bataille du 2 décembre 1870 ;

Vous, sa force dans les combats, son soutien dans l’adversité, sa consolation dans la souffrance ;

Nous vous supplions de hâter la béatification de votre insigne serviteur, de lui accorder le don des miracles, de l’exaucer lorsque nous recourrons à lui dans nos difficultés, dans nos peines, dans nos maladies, et qu’il intercède auprès de vous en notre faveur.

Ainsi soit-il !

Prière du général de Sonis

Prière d’inspiration carmélitaine, écrite à la fin de sa vie, au moment où il souffre le plus.

Mon Dieu, me voici devant vous, pauvre, petit, dénué de tout. Je ne suis rien, je n’ai rien, je ne puis rien. Je suis là, à vos pieds, plongé dans mon néant. Je voudrais avoir quelque chose à vous offrir, mais je ne suis que misère. Vous, vous êtes mon tout, vous êtes ma richesse !

Mon Dieu, je vous remercie d’avoir voulu que je ne fusse rien devant vous. J’aime mon humiliation, mon néant. Je vous remercie d’avoir éloigné de moi quelques satisfactions d’amour-propre, quelques consolations de cœur. Je vous remercie des déceptions, des inquiétudes, des humiliations. Je reconnais que j’en avais besoin, et que ces biens auraient pu me retenir loin de vous.

Ô mon Dieu, soyez béni quand vous m’éprouvez. J’aime à être brisé, consumé, détruit par vous. Anéantissez-moi de plus en plus.

Que je sois à l’édifice, non pas comme la pierre travaillée et polie par la main de l’ouvrier, mais comme le grain de sable obscur, dérobé à la poussière du chemin.

Mon Dieu, je vous remercie de m’avoir laissé entrevoir la douceur de vos consolations. Je vous remercie de m’en avoir privé. Tout ce que vous faites est juste et bon. Je vous bénis dans mon indigence.

Je ne regrette rien, sinon de ne vous avoir pas assez aimé. Je ne désire rien, sinon que votre volonté soit faite. Vous êtes mon maître, et je suis votre propriété. Tournez et retournez-moi. Détruisez et travaillez-moi. Je veux être réduit à rien pour l’amour de vous.

Ô Jésus ! Que votre main est bonne, même au plus fort de l’épreuve ! Que je sois crucifié, mais crucifié par vous !


Pour aller plus loin

Pour replacer le général de Sonis dans le contexte de la bataille de Loigny du 2 décembre 1870, le Musée de la guerre de 1870 à Loigny-la-Bataille constitue une ressource historique complémentaire.

Découvrir le Musée de la guerre de 1870 à Loigny-la-Bataille

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